C’était quelque chose cette Playstation 1. Plus j’y pense et plus les souvenirs remontent.
Le premier, c’est quand j’ai reçu la console à Noël 1996. En plus du disque de démo bien connu, j’avais reçu le premier Tomb Raider. Je venais de la Megadrive et tout ce qui est sauvegarde n’était pas aussi répandu qu’aujourd’hui. Je me suis donc retrouvé avec ma console, sans carte mémoire, à me lancer dans la première aventure de Lara Croft. Ce début de jeu, je l’ai vu et revu encore avant d’avoir la possibilité (plusieurs semaines, peut-être mois) d’acheter enfin cette carte mémoire qui coutait alors 1500fb (plus de 40€ aujourd’hui).
Tant qu’on est à parler d’accessoires inconnus à l’époque, il y a eu la merveilleuse arrivée du cable link qui m’a fait savourer des heures et des heures de parties endiablées sur Final Doom, Command & Conquer ou encore Red Alert. Ok il fallait se balader avec sa console, deux télés cathodiques et deux jeux. Mais c’était d’excellents moments, je dirais même que toute la logistique faisait partie du plaisir de l’installation. On remercie Westwood d’avoir fait en sorte que Red Alert soit sur deux CD (un pour chaque camp) ça faisait un peu d’économies.
Et hop, transition niveau multijoueur avec l’excellente idée de faire 24h de Gran Turismo 2 avec un ami avec une Mini Cooper sur un circuit ovale. Le challenge con, long et fatiguant, mais le souvenir reste pourtant bien là. J’ai encore des images de cette télé cathodique et son écran splitté dans cette chambre où on crevait de chaud et néanmoins on voulait relever ce défi, que pour nous, mais tout de même.
J’en ai déjà parlé dans une autre vidéo, mais la PlayStation, c’est aussi la découverte d’un des jeux à jamais dans mon cœur : Super Puzzle Fighter 2 Turbo. C’est grâce à mon ancien prof en 6ᵉ primaire. Peu avant d’avoir le plaisir de posséder la console, j’avais découvert le jeu en version jap chez lui et je suis directement tombé en amour avec ce titre qui me rappelait de longues heures sur Baku Baku Animal sur Saturn.
C’était l’époque de mon abonnement à PlayStation Magazine, écrit par des gens de chez Joypad et Joystick. C’était aussi ma transition depuis Megaforce, le mag Megadrive. Il y avait les CD de démos, j’y ai découvert des tonnes de jeux connus, mais aussi des trucs plus niche comme Kurushi, Kula World, Vib Ribbon. Mais il y avait aussi des vidéos comme des bandes annonces de films, c’est comme ça que j’ai découvert et regardé en boucle celle pour Men in Black que je connaissais par cœur, ou encore des clips et ma claque de ce presque court-métrage pour Make Me Bad de Korn. Mais ce magazine, c’était aussi ma première tentative de vouloir entrer dans le milieu de la presse jeu vidéo. Ma première candidature envoyée à Jean-François Morisse (si ma mémoire ne me fait pas défaut).
Bref, j’ai beau avoir été un Sega fan, un ambassadeur Xbox, et globalement avoir eu une relation d’amour-haine avec les consoles suivantes de Sony. Si la Megadrive ou encore le Commodore 128 ont été des graines qui ont fortement germé, la PlayStation a été la goutte d’eau qui a fait naitre cet arbre de passion dure pour les jeux vidéo.
J’ai des tonnes de jeux et bons nombres de souvenir à vous partager liés à la première console de Sony, mais je pense que je vais garder ça pour une deuxième partie.


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